Bal de Givre à New York

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Slurpy

Depuis l’accident, je ne me souviens plus de rien.
Je sais juste que je m’appelle Anna.
Tout est blanc, beau, léger autour de moi.
Pourtant, je sens qu’il y a quelque chose qui ne va pas.
Que je suis en danger.
Il faut que je me souvienne.

Un tel résumé n’est pas sans attiser la curiosité, et pour l’avoir déjà croisé plusieurs fois (ben oui, quand je me balade dans la rue, je croise des livres, pourquoi ?… – oh, attendez : je ne me balade presque jamais dans la rue) et avoir hésité à la prendre, je m’y suis finalement décidée.

L’héroïne, Anna, est perdue presque tout au long de l’histoire, et je ne l’ai pas moins été qu’elle. Par ailleurs, j’ai un avis mitigé sur ce personnage : elle m’a parfois agacée, mais de manière générale, je l’apprécie.

Comme le souligne le titre, le récit est censé se passer à New York ; pourtant, la ville dans laquelle évolue Anna ne ressemble pas du tout à celle d’aujourd’hui. On pourrait alors penser que l’histoire se déroule quelques décennies plus tôt ; MAIS, la ville est agrémentée de divers éléments futuristes (conclusion : pas de carde spatio-temporel précisément déterminé). Autant dire que ça m’a perturbée au début, bien qu’au bout d’un moment, je m’y suis faite.

Le fait est que la confusion et le trouble qui règnent dans ce livre sont sans doute des éléments escomptés ; tout est fait pour qu’on se demande sans cesse : « What’s wrong ? ».
Menant son récit d’une plume adroite, Fabrice Colin l’a ficelé de façon à ce qu’on ne sache qu’à la toute fin le pourquoi du comment.
SPOILER Certains pourraient trouver la fin « facile » ; enfin, personnellement, j’ai tendance à qualifier de « faciles » les fins où le personnage principal se réveille et se rend compte qu’il rêvait, ou qu’il était dans la coma, bref, qu’il était inconscient. Je trouve ça réellement dommage de terminer une histoire comme ça, comme si l’auteur n’avait plus d’idées et s’était résout à réduire tout une aventure à des rêves. Mais ici, ce n’est pas pareil : Fabrice Colin a justement basé son histoire sur le fait qu’Anna soit dans le coma : finalement, on suit le chemin de son inconscient qui se bat pour en sortir. /
Mais malgré une très bonne maîtrise de la part de l’auteur, Bal de Givre à New York traîne des longueurs ennuyeuses. Dommage.

Note : 8/10. Un livre troublant qui donne l’impression d’évoluer dans un rêve cauchemardesque.

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