172 heures sur la Lune

Couverture 172 heures sur la lune

Myrtille

Encore un livre reçu pour les Utopiales, et une nouvelle fois une excellente lecture !

La NASA a besoin d’un petit coup de pouce médiatique afin de relancer ses activités et est désireuse de susciter l’intérêt de la jeune génération. En 2010 naît donc l’idée d’envoyer sur la Lune un équipage non plus composé uniquement d’astronautes mais aussi de civils. Et pas n’importe quels civils ! Des adolescents, rien de moins.. Et c’est en 2018 que le monde entier est envahi par la publicité « Return to the moon« . Un grand tirage au sort est organisé parmi tous les adolescents entre 14 et 18 ans de la Terre entière. Finalement, c’est Mia la norvégienne de 16 ans, Midori la japonaise de 16 ans aussi et Antoine le parisien de 17 ans, qui décrochent leur billet pour passer 172 heures sur la base DARLAH 2.  Et ni eux, ni le monde ignorant, ni la plupart des astronautes qui partent avec eux, ne se doutent de ce qui les attends là-bas…

Le prologue a le mérite de susciter l’intérêt. En effet, que de mystères avec ce nom barré… Et puis tout de suite après, on part séparément à la rencontre des trois adolescents, du moment où ils découvrent la publicité à celui où ils apprennent qu’ils sont vainqueurs, en passant évidemment par leur décision de s’inscrire. Toute cette partie est relativement longue (puisqu’ils n’arrivent sur la Lune qu’au bout de 200 pages). Ce n’est pas de la lassitude qu’on ressent, loin de là, c’est juste une attente plus ou moins forte selon les moments car on se doute qu’il ne s’agit que de l’entrée en matière. Pourtant, j’avoue avoir été entraînée par la frénésie de tourner les pages pour entrer enfin dans le vif du sujet, et avoir donc par la même occasion laissé échapper quelques détails auxquels je n’ai pas prêté l’attention méritée… Car tout vient peu à peu, l’action, les mystères tout comme les révélations apparaissent  crescendo. En fait, je ne pense pas que ça se dise, mais c’est un livre crescendo ! L’auteure maintient une certaine ambiance relativement pesante, dont l’effet s’accentue au fil de l’histoire.

J’aime beaucoup l’écriture, qui permet de s’immiscer dans le livre et de s’attacher aux personnages malgré un récit à la troisième personne. C’est très agréable à lire. La fin est assez explicite et, ce n’est pas qu’elle m’a dérangée mais elle me laisse pourtant sur ma faim – même si c’est bien le but, quelque part.

Plus que m’y être crue moi-même, je me suis presque mise à y croireUn livre étonnant, que je conseille vivement !

Utopiales : 3/6
Challenge de l’été : 5/9 

Une très jolie chronique chez Yana

Slurpy

172 Heures sur la Lune ne m’attirait pas tant que ça au début, mais finalement je me suis quand même décidée à le lire, avec pour argument que je n’avais rien à perdre. Et même si ce livre n’a pas été un gros coup de cœur, ni même une énorme satisfaction littéraire, je ne regrette pas de l’avoir ouvert.

Le début est long, en effet. Mais (bien heureusement) un léger suspense rend cette (longue) attente supportable. En revanche, je trouve que l’action met vraiment du temps à débuter. Mais quand ça commence, d’ailleurs en même temps que le suspense devient presque insupportable, j’ai été complètement prise dans le récit ! Dommage que cela ne soit le cas que si tard…

Je ne saurais dire pourquoi, mais Mia et Antoine (particulièrement au début), m’ont parut avoir des réactions et des réflexions immatures (je ne sais pas d’où je tire cette conclusion – c’est d’autant plus affligeant pour moi…). Ce qui n’était pas le cas de Midori, personnage que j’ai su le mieux apprécier des trois.
À partir du moment où les adolescents se retrouvent dans la fusée, les points de vue (à la troisième personne) alternent. J’ai trouvé que l’auteur laissait trop Midori de côté, puisque dès cet instant, on ne retrouve pas plus de deux fois son point de vue (je me demande même si ce n’est pas qu’une seule fois…). Un autre point qui m’a déçue, puisque j’aurais aimé suivre ce personnage de plus près.
SPOILER Euh… J’ai beau ne pas l’avoir énormément apprécié, Antoine meure super vite… Non ? Parce que quand même, quand lui et Nadolski sont partis vers DARLAH 1, je pensais bien qu’il allait se passer quelque chose de décisif, genre des complications… MAIS JE PENSAIS QU’ILS REVIENDRAIENT QUAND MÊME !! Du coup je me suis attendue à ce qu’ils reviennent, et tout, j’ai pas vraiment fait attention, j’étais persuadée qu’ils allaient revenir… Mais en fait non. Peut-être parce que leur mort n’était pas assez claire, trop implicite par rapport à celle (par exemple) des deux ingénieurs. Du coup, moi je suis partie dans des trucs improbables (j’avoue, des trucs genre : « Ah oui et peut-être que les extraterrestres – parce que, soi dit en passant, j’étais également persuadée qu’il y aurait des extraterrestres (mouahahaha) – les ont piégés et les ont emmenés dans leurs base et tout mais peut-être qu’ils vont s’échapeeeeeer…) BREF j’arrête, là. {J’écrit vraiment n’importe quoi, n’importe comment ; pour les spoiler, sorry} La mort de Midori est quant à elle, je trouve, beaucoup trop survolée, et l’absence de son point de vue rend les choses encore plus bizarres…
Par contre, j’ai a-d-o-r-é le moment où ils prennent conscience qu’ils ne peuvent plus repartir, que les ingénieurs meurent, que Caitlin pète un câble, qu’elle meure, que Coleman meure… Génial, vraiment très bien. //

Pour l’écriture, rien de spécialement extraordinaire, bien qu’elle nous plonge parfaitement dans l’horreur de certaines situations.
En effet, parfois c’est horrible, et par moments ça frôle le ‘carrément flippant‘ ! L’horreur et la tension pesante et parfois terrifiante sont parfaitement dosées, si bien que ça ne fait pas assez peur (rassurez-vous) pour donnez envie de jeter le livre ; mais plutôt assez addictif dans les cinquante dernières pages pour ne pas vouloir le lâcher, sous aucun prétexte, pour savoir ce qui va se passer. (Évitez juste de croisez les miroirs quand vous le finirez…).

Je crois que ce qui a influencé (positivement) en partie sur ma notation, c’est la fin. Cette fin que je trouve vraiment époustouflante. Parfaite. (Horrible à souhaits). Elle est tout simplement géniale !
SPOILER Donc les doppelgänder (je ne sais pas du tout si c’est le bon mot) les ont tous tués mais j’ai du mal à voir quand est-ce que Mia a été tuée, et quand est-ce qu’elle a pu écrire le fameux papier de la fin. Juste avant qu’elle ne monte dans la capsule spatiale ? C’est impossible. Et pourtant, par rapport à la narration, Mia à l’air d’être elle-même quand elle monte dans la capsule et qu’elle atterrit sur notre planète. En fait, elle a l’air normale jusqu’au matin où le SDF se réveille et voit ses yeux bizarres, là. En fait c’est compliqué, mais bon. Du coup ça laisse une petite dose d’implicite qui m’a fait beaucoup réfléchir mais qui est quelque chose de bien dans le récit. / D’ailleurs c’est la première fois que je lis un livre qui se termine mal. Mais genre, vraiment, très, très, mal. (Bien que mon côté sadique est adoré le dénouement ^^). // Une fin qui rattrape donc certaines choses qui peuvent déplaire, et qui vaut vraiment le coup de le lire.

Une histoire bien construite, de l’action introduite un peu trop tard à mon goût, un suspense omniprésent depuis le début et une fin que j’ai énormément apprécié !

Note : 8,75/10.

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