La Voleuse de Livres

 CHRONIQUE DE LOUVE ET MYRTILLE

Couverture La Voleuse de livres

Louve

Énorme coup de ♥

Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l’écouter !

1939. En Allemagne Nazie.
Le Pays retient son souffle.
La Mort n’a jamais été aussi occupée,
Et jamais elle ne le sera autant.

Que ce soit clair, c’est un livre avec une âme ! Je n’ai jamais lu un livre aussi criant de vérité, de regrets et de cœur ! À en pleurer ! 558 pages pour raconter la vie dure et originale de Liesel Meminger, une allemande dont la mère est mère communiste, emmenée par les Boches. Dès le début, sa vie s’annonce difficile. Son frère meurt d’une pneumonie dans le train. Sa mère se fait emmener. Et elle se retrouve dans un quartier pauvre d’une petite ville allemande, nazie jusqu’au cou. Rue Himmel, elle se fait recueillir par Rosa et Hans Hubermann, deux allemands au grand cœur. Elle vit sa vie, avec son ami Rudy, son père adoré, sa mère qui jure toujours comme un charretier et qui cuisine mal. Elle vit sa vie, de délinquante, de voleuse de livres, mais pas que ! SPOILER En effet, ses parents et elle hébergent un juif. /

C’est la mort elle même qui raconte cette histoire, avec un humour noir sarcastique, mais compatissant, elle est témoin de la folie des hommes. « Tout semble perdu d’avance, sauf quand se distinguent des enfants rebelles et des Allemands qui n’obéissent pas aux règles. » (Cette tirade n’est pas de moi, mais elle est vraie !)

Ce livre m’a coupé le souffle, m’a fait pleurer, rire et danser, m’a empêcher de dormir ! Il est tellement vrai, tellement historique (d’une certaine manière !) C’est affreux de savoir que toutes ses horreurs se sont réellement passées (les douches à gaz, les camps, les réfugiés, les bombes, les morts… Tout ces morts… Quand on lit ça on se dit : Mon Dieu… !)

Il n’y a même pas moyen de vous exprimer ce que j’ai ressenti en lisant ce livre ! Je l’ai réellement savouré, pages après pages, m’ouvrant peu à peu à l’univers tragique de notre petite héroïne. 
La fin quand à elle m’a beaucoup fait pleurer. J’ai été choquée et profondément triste, mais pas déçue, car ce final est très bien tourné, très bien écrit (comme tout le livre d’ailleurs) et un élément viens nous mettre du baume au cœur ! SPOILER Max survit ! /

Le NY Times dit :
Brillant, extrêmement ambitieux, un livre qui peut changer votre vie !”

Et bien oui ! C’est vrai ! Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il a changer ma vie, car de toutes façon c’est trop tard, c’est du passé, et ces morts sont déjà morts, mais ça fait réfléchir ! Ça nous fait mesurer l’ampleur des dégâts !

Pour finir, un extrait :

« Vous devez me croire si je vous dit que ce jour-là j’ai recueilli chaque âme comme si elle venait de naître. J’ai même embrasser les joues lasses et empoisonnées de quelques-uns. J’ai écouté leurs derniers hoquets. Les derniers mots sur leurs lèvres. J’ai contemplé leurs visions d’amour et je les ai libérés de leur peur.
Je les ai tous emmenés et, s’il y a eu un moment où j’ai eu besoin de me changer les idées c’était bien celui-ci. Dans la plus grande affliction, j’ai regardé le monde au dessus de moi. J’ai vu le ciel passé de l’argent au gris, puis à la couleur de la pluie. Même les nuages essayaient de s’en aller.
Parfois j’essayais de m’imaginer à quoi cela ressemblait au-dessus des nuages, sachant de façon certaine que le soleil était blond et que l’atmosphère infinie un œil bleu gigantesque.

Ils étaient français, ils étaient juifs et ils étaient vous. »

La seule chose que je veux lorsque vous aurez terminé cette critique c’est que vous lisiez ce livre, si ce n’est pas déjà fait ! Car je cite : “Le roman a obtenu un succès international auprès du public comme auprès des critiques qui ont salué l’aspect déconcertant du récit et les valeurs qu’il défend contre la barbarie comme l’importance des liens familiaux, l’amitié, la solidarité humaine et la puissance des livres.
” Vous devez le lire car c’est un chef d’œuvre qui a, bien heureusement, fait ses preuves.

Note : 10/10.

À propos du film
Pour mon plus grand bonheur, La Voleuse de Livres a été adapté en film par Brian Percival, avec Sophie Nélisse dans le rôle de Liesel.

 Voilà le lien de la bande annonce, que je trouve très sincère et touchante, plutôt ressemblante mis à part le physique des personnage. Mais bon, j’aime beaucoup la tournure des phrases utilisées !

Myrtille

15/02/14

J’ai eu ce livre à Noël, on me l’a vivement conseillé, j’avais vraiment hâte de le lire et, oh mon dieu ! quelle claque ! Sachez-le : quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l’écouter.

La Mort qui raconte une histoire, rien que cette phrase sur la première de couverture attise la curiosité. Et c’est clairement la grosse originalité du livre ! Si je devais personnifier la mort, j’aurais plutôt tendance à l’imaginer méchante, vicieuse, sadique et autres qualificatifs du genre. La Mort de Markus Zusak ne correspond clairement pas à ce tableau. Et, aussi dingue que cela puisse paraître hors contexte, je me suis attachée au personnage de la Mort. Elle éprouve de la compassion pour les humains, leur arrache délicatement la vie (ce qui fait que le mot « arracher » ne convient plus très bien), et cherche à les comprendre. Certains d’entre eux piquent au vif sa curiosité ; c’est le cas de Liesel, également surnommée la voleuse de livres.

« Il y a la Mort. Moi, la narratrice.
En surface : imperturbable, impassible.
En dessous : défaite, déconcertée, déboussolée. »

Petite précision : la Mort a un don pour raconter les histoires, mettre le suspens et casser une situation en une seule phrase signalée par une « ♠ Petite précision ♠ »

« Les humains aiment bien le spectacle d’une petite destruction. Ils commencent par les châteaux de sable et de cartes et ils vont de plus en plus loin. Ils sont particulièrement doués pour ça. »

Je crois qu’on ne mesure jamais l’ampleur de ce que représente une guerre si l’on ne l’a pas vécue. Comme tout le monde (je l’espère), je suis révulsée par les horreurs qui se sont passées dans l’Allemagne nazie et à chaque fois que le sujet revient, les questions se bousculent : comment un homme a-t-il pu dresser une nation entière contre un peuple d’innocents ? Comment cette haine pure et dure a-t-elle pu conduire à de telles atrocités envers des hommes qui n’étaient même plus considérés comme tels ?

« Les affaires ne marchaient plus très bien (la concurrence juive avait disparu, mais les clients juifs avaient fait de même). »

Savoir que des gens des territoires occupés ont bel et bien caché des juifs réchauffe le cœur, prouve que tous les hommes ne sont pas « embobinables » jusqu’au bout et que certains trouvent le courage d’enfreindre les règles d’un gouvernement totalitaire et, par là, de défier la mort.

Hans Hubermann, l’homme au regard d’argent, le joueur d’accordéon, le père nourricier de Liesel mais aussi la personne qui compte le plus au monde pour elle, fait partie de ceux-là. Comment ne pas apprécier et admirer un tel homme, qui accueille chez lui une orpheline et la traite comme si c’était sa fille, qui cache un juif au péril de sa vie et de ceux qu’il aime, qui conserve sont sang froid, sa bonté, son courage et parvient même à faire frissonner la Mort tant son âme est légère ?

« Je vois la beauté et la laideur des humains,
et je me demande comment une même chose peut réunir l’une et l’autre. »

Non seulement, comme je l’ai dit plus haut, je me suis attachée au personnage de la Mort ; mais en plus, j’ai réussi à m’attacher aux personnages du récit à travers les mots de la Mort. Je sais pas, je trouve ça complètement dingue dit comme ça, et pourtant !

Liesel a tellement changé entre le début et la fin du livre. De la petite fille qui s’accroche au portail en refusant d’entrer dans sa nouvelle maison inconnue à SPOILER la jeune femme (oui je la vois vraiment comme telle à la fin) qui pleure sur le corps des êtres chers disparus, il y a un monde. Des horreurs, des souvenirs, des cauchermars, des rires, des pleurs. Un monde, oui. /

Par ailleurs, la fin, avec la mort de Rudy, Hans et Rosa m’a achevée. Elle est tragique mais criante de réalisme ; elle montre à quel point on peut tout perdre dans la poignée de secondes qui suffisent à déterminer qu’une bombe sera lâchée à cette endroit et pas à un autre. /

Que dire de plus que la Mort ne dise pas déjà ?
C’est un peu ça, en fait. La Mort trouve les mots, n’omet rien, soulève tout jusqu’aux moindres détails. Cette histoire est une ode aux mots et à la tolérance ; triste, sincère, tragique, bouleversante, si bien écrite avec ses tournures poétiques, parfois sarcastique et jamais choquante. 

Moi par contre, j’ai sérieusement du mal à trouver les mots pour expliquer combien ce récit m’a profondément touchée. Comme l’a dit Lou ci-dessus, c’est un livre qui a une âme. Une de ces histoires qui transportent, qui enseignent et que l’ont oublie pas.

« Vous voulez savoir à quoi je ressemble vraiment ?
Allez chercher un miroir pendant que je poursuis. »

Alors, la Mort, moi qui ait pleuré pour ton histoire de Voleuse de livres, me diras-tu quelle est la couleur du ciel aujourd’hui ?

Note : 10/10.

Mes quelques tweets postés après la sortie du film

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3 réflexions sur “La Voleuse de Livres

  1. « Le premier qui critique ce livre est une ordure ! ». Tu comptes m’insulter si je t’avoue que je n’ai pas eu de coup de coeur pour ce livre ? Je l’ai bien aimé, oui, mais il m’a manqué quelque chose… j’espère pouvoir être davantage touchée par les images que par les mots !! :)

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