The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres, tome 1

Myrtille

Avant toute chose, il faut savoir que j’attendais énormément de ce livre, qui me faisait plus qu’envie depuis des mois. Une amie de Twitter, Emma, a eu l’immense gentillesse de m’offrir son exemplaire ; je ne vous raconte pas combien je lui en suis reconnaissante !

Clary n’en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et détail terrifiant: le corps de la victime a disparu d’un seul coup!
Mais le pire reste à venir… Sa mère a été kidnappée par d’étranges créatures et l’appartement complètement dévasté.
Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d’antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d’ombres… Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.
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« Il était très facile de perdre ce qu’on croyait pourtant acquis à jamais. »

J’ai mis un peu de temps avant de rentrer dans l’histoire et force est d’avouer que TMI n’est pas l’un des livres dans lequel j’ai le mieux réussi à m’immiscer ; à voir les décors devant mes yeux comme si j’y étais. Et puis, je ne sais pas vraiment trop pourquoi, mais je m’attendais à ce que le récit soit à la première personne et non pas à la troisième (ce qui n’est pas pour autant un mauvais point, soyons d’accord ! J’aime autant la troisième personne que la première, chacune ayant ses avantages). Cependant, après une mise en place de l’intrigue et un début un peu long, l’histoire prend son souffle vers la seconde moitié. Un peu plus d’action, davantage de mini-révélations et de pistes qui s’écartent pour ouvrir d’autres voies : on se met donc à tourner les pages avec frénésie dans le but d’en savoir plus.

« – Tu crois que c’était une coïncidence ? […] 
– Non. Je ne crois pas aux coïncidences. 
– Moi non plus. »

« – Tu dois arrêter de douter. C’est le doute qui rend les choses difficiles. »

Mais pourtant, ça n’est pas encore tout à fait ça, et on devine aisément que le plus gros reste à venir. « Le plus gros », c’est pour moi la troisième partie du livre. Ces 100 dernières pages sont clairement celles qui m’ont le plus captivée, avec leur lot de révélations et d’explications. Si j’en ai vu venir plusieurs, certaines m’ont carrément prise de court après avoir compris ce qu’elles signifiaient (et ce, plusieurs pages avant que Clary ne fasse le rapprochement – pour une fois que mon cerveau marchait à toute allure et que la partie « perspicacité », souvent éteinte, battait son plein !).

« – On ne peut pas sauver les autres avant de s’être sauvé soi-même. 
– Vos proverbes chinois commencent à me taper sur le système ! »

« – Voir à travers un charme, c’est facile. Mais voir à travers les gens…
– On voit toujours ce que l’on veut voir. »

Je ne suis pas vraiment adepte des vampires et compagnie, et en fait je me rends compte qu’en général je préfère la science-fiction (et plus particulièrement les dystopies) à la fantasy ; ce qui explique peut-être pourquoi j’ai un peu moins accroché au départ. Mais TMI n’est pas un simple livre « vampires et compagnie », c’est beaucoup plus que ça ! La société des Chasseurs d’Ombres est fascinante. Le Monde Obscur compte une multitude de créatures mythiques que les humains alentours, dépourvus de la Seconde Vue et ignorants de la guerre qui prends forme autour d’eux, ne peuvent évidemment pas voir. Et c’est justement lorsque Clary aperçoit ce garçon qu’elle n’aurait jamais dû voir que tout bascule…

« Si vous persistez à désavouer ce qu’il y a de mauvais en vous, vous n’apprendrez jamais rien de vos erreurs. »

« Aimer, c’est détruire, et être aimé, c’est aller vers sa destruction. »

Cassandra Clare a su dépeindre chacun des personnages avec un caractère bien défini, un but précis dans l’histoire et un rôle clé en ce qui concerne la plupart. Des principaux aux secondaires en passant par ceux qui n’ont pas beaucoup de place dans l’histoire ; tous ont su me captiver à leur manière.

« – Tu ne vois donc pas, qu’à ma manière j’essaie d’être quelqu’un de bien ? »

Clary est relativement ignorante puisqu’elle découvre tout un monde, mais elle n’en est pas pour autant désagréable puisque son ignorance est excusable, et qu’elle comprend plutôt rapidement. Le récit du  point de vue omniscient ne nous permet pas d’avoir ses pensées les plus profondes dites par sa propre voix (c’est ce que j’apprécie lorsque c’est à la première personne), mais on parvient sans problème à s’attacher à elle !

Isabelle est certainement l’un de mes personnages favoris de tous les temps. Une jeune femme dure qui n’a jamais vécu qu’entourée de garçons, qui use et abuse de son charme mais n’est pas pour autant dépourvue de cœur !

« Le sarcasme est le dernier refuge des gens dépourvus d’imagination. »

J’aime Cassandra Clare, en partie parce que malgré quelques préjugés, elle n’hésite pas à aborder des sujets qui fâchent, comme la religion et l’orientation sexuelle.

« Tu peux décréter qu’une anguille électrique est un canard en plastique, elle n’en sera pas un pour autant, n’est-ce pas ? »

Par ailleurs, cette auteure maîtrise l’art de la répartie comme personne ! Les dialogues sont géniaux ! On sort des réponses conventionnelles et des silences lourds de sous-entendus comme souvent dans les YA, pour passer à des échanges francs, drôles et naturels. Bon, il ne faut pas non plus croire que c’est toujours super marrant parce que les sujets traités sont parfois lourds à porter pour les personnages…

SPOILER Aussi, je me dois de glisser un mot sur la fin. Etant une fervente partisane de la relation Clary x Jace, j’ai été choquée en découvrant leur lien de sang ! What the f*ck ? Vivement la suite pour clarifier tout ça !

« – Nous pourrions enfin vivre ensemble, conclu Valentin.
« Génial, songea Clary. Rien que toi, ta femme comateuse, ton fils traumatisé et ta fille qui te hait à mort. Sans oublier que tes deux enfants sont plus ou moins tombés amoureux l’un de l’autre. Oui, on ne fait pas mieux comme retrouvailles familiales. » » /

« La trahison, ce n’est jamais joli, mais trahir un enfant… C’est une double trahison, qu’en penses-tu ? »

Je me replongerai (avec grand plaisir) dans l’univers des Chasseurs d’Ombre l’an prochain, puisque je commande les tomes suivants pour Noël ! J’attends énormément de la suite, qui déterminera si TMI est un coup de cœur ou non. Il n’y a qu’un pas à franchir…

Note : 9.5/10.

Je vous redirige vers les chroniques d'Alucine et La Mordue qui complètent à merveille ce que j'ai pu dire !
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6 réflexions sur “The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres, tome 1

  1. Salut ! super chronique !! J’adore ta façon de l’illustrer avec des images du film et d’insérer des petites citations !!! Merci d’avoir inséré le lien de ma propre chronique, j’en suis honorée ^^ ! Je suis en train de lire actuellement le tome 2 et c’est tout aussi génial (voir mieux encore ;-) )

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  2. Le film raconte la même histoire que le livre mais il y a des révélations importantes du livre qui ont été passées sous silence dans le film, donc tu auras du mal à suivre le tome 2 si tu n’as pas lu le 1. Et puis c’est plutôt ridicule de se servir du film comme base, autant lire le livre.

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Commentaires

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