La 5e Vague

CHRONIQUE DE MYRTILLE ET LOUVE

Couverture La 5e vague, tome 11ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence
La 5e Vague arrive…

Myrtille

J’en aurais entendu parlé de ce livre, dit donc (big up Cassandre et Chloé) ! J’avais très très hâte de le lire, alors je l’ai acheté ; parce qu’en ce moment j’achète beaucoup de livres (contrairement à avant où je n’achetais jamais et où j’allais toujours à la médiathèque – à laquelle, soit dit en passant, je n’ai pas mis les pieds depuis juin). Quoi qu’il en soit, j’étais persuadée que cette lecture serait un coup de cœur, et comme dans l’écrasante majorité des cas où je le pense, ce livre est effectivement un coup de cœur.

« L’isolement, la peur et l’horrible anticipation de l’inéluctable nous rendent complètement fous. »

Je pourrais vous faire un résumé, mais je vais me contenter de vous mettre celui de la quatrième de couverture, qui, je trouve, est vraiment parfait ; car ce que vous ressentez en premier lieu en le lisant – de l’attrait et de la curiosité – reflète vraiment l’effet que vous fait le livre.

À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper… Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend… Mais la jeune fille doit d’abord faire des choix : entre confiance et paranoïa, entre courage et désespoir, entre la vie et la mort. Va-t-elle baisser les bras et accepter son triste sort, ou relever la tête et affronter son destin ? Car ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.
 –
Les premières pages vous plongent instantanément dans le livre, instaurant le suspens qui vous poursuit tout le long de votre lecture. Elles suscitent la curiosité, et poussent à avancer.

« Désolée, Sam. Je sais ce que j’ai dit, mais tu es trop jeune pour comprendre qu’il existe toutes sortes de conneries. Les conneries que tu connais – et tu sais que tu les connais. Les conneries que tu ne connais pas – mais tu sais que tu ne les connais pas. Et les conneries que tu penses connaître, mais que tu ne connais pas vraiment. Faire une promesse au beau milieu d’une invasion extraterrestre tombe dans cette dernière catégorie. Je suis tellement… désolée !
Tellement désolée. »

Le moins que l’on puisse dire, c’est que La 5e Vague est un livre qui joue avec vos nerfs. L’auteur créé un dédale de possibilités, des dizaines d’options qui se divisent elles-même en dizaines d’autres branches d’options, jusqu’à vous embrouiller plus ou moins. Sauf que je n’ai pas eu l’impression d’être embrouillée, juste la « drôle » sensation d’être menée par le bout du nez. Les options servies sur un plateau, celles qui sont évidentes et qui nous pendent sous le nez, ne paraissent jamais être les bonnes à nos yeux de lecteurs avisés habitués aux auteurs qui essaient souvent de nous dirigez vers plusieurs chemins sauf le vrai. On cherche quelque chose de totalement farfelu qui s’avère finalement être bien trop éloigné… Je vous embrouille ? C’est un peu ce qu’on peut ressentir à la lecture du livre. Mais pourtant, j’ai parfaitement réussi à suivre le fil des événements ; ce qui reste incertain c’est le fond de l’histoire, le but, le pourquoi du comment (enfin appelez ça comme vous voulez). C’est sur ces points qu’on élabore un tas de théories, qui sont probablement bien loin de la vérité…

« Soit elle est grièvement blessée, soit elle fait semblant. Soit cette personne a besoin d’aide, soit c’est un piège. Voilà ce qu’est devenue la vie sur Terre depuis l’Arrivée. On doit sans cesse choisir entre deux possibilités. Soit c’est l’un d’entre Eux, et il sait que tu es là, soit c’est un humain qui a besoin de toi. »

« Sans confiance, impossible d’unir nos forces. Les Autres ont anéanti notre foi en chacun. Or, sans foi, il n’y a plus aucun espoir. »

Le pire c’est qu’on s’en doute : comme je l’ai dit, j’avais plus l’impression d’être menée par le bout du nez qu’autre chose, et donc je savais très bien que ce que j’imaginais était plus ou moins loin de la réalité. Cependant, certaines de mes théories se sont révélées être vraies (il ne faut pas non plus carrément désespérer le lecteur !) et j’aime ressentir la satisfaction d’avoir compris les choses avant les héros de l’histoire. Il n’empêche que le problème avec les fausses théories, c’est qu’on se refait toute l’histoire avec, une fois qu’on pense qu’elles sont plausibles. On se dit « Ah d’accord ! Donc si il y a ça, c’est que ça vient de ça et donc que ça c’est passé comme ça et que en vrai c’est ça ! Ah bah ok j’ai compris ! » MAIS NON ! Tu n’as rien compris cher ami ! (bon après ne vous méprenez pas : je dis « on » mais je parle de mon cas).

« La question n’est pas de savoir combien de temps nous serons là, mais ce que nous feront de ce temps. »

La 5e Vague est une lecture pimentée, addictive et passionnante. Quand on m’a demandé de résumer ce que je lisais, j’ai dis « euhm… invasion extraterrestre ? ». Certes, c’est ça, mais lorsqu’on dit une chose pareille aux gens, j’avoue que personnellement ça ne me fait pas très envie. Et pourtant, si on prend la peine de commencer le livre, on découvre que l’auteur pose d’entrée de jeu les bases du fond de sa pensée. Nous sommes bien loin des idées farfelues d’extraterrestres verts et gluants avec trois yeux et quinze bras, on fait plutôt face à des entités qui ressemblent trait pour trait aux humains SPOILER et qui sont finalement auprès d’eux depuis bien plus longtemps qu’on ne le croit… /

« Bordel, mais pourquoi les Autres ont-ils choisi notre planète parmi toutes celles de l’univers pour y mener leur sale business ? »

Quatre mois avant le début de l’histoire, tout était encore normal dans le monde de Cassie. Elle vivait à la même époque que nous, sur la Terre que nous connaissons ; avec sa société de consommation, sa technologie qui progresse de jour en jour, ses habitants qui polluent et exploitent abusivement leurs ressources. Partant d’un cadre tout à fait réaliste et actuel, c’est d’autant plus simple de confondre réalité et fiction et d’y croire le temps de quelques pages…

SPOILER La nature des extraterrestres (des entités qui s’infiltre dans des corps) m’a un peu fait penser au concept des Âmes Vagabondes (sachant que je n’ai pas lu le livre, je me base sur le film), mais toute ressemblance s’arrête là.

D’ailleurs, tant que je suis sous spoiler, voilà ce que j’ai tweeté après avoir lu le passage où il est dit explicitement que les gens à Camp Haven sont des méchants (des extraterrestres quoi) : « Perso je veux pas dire mais je suis pas du tout surprise ! En fait j’étais un peu embrouillée parce que j’étais persuadée (mais genre VRAIMENT persuadée) que c’étaient bien des méchants au Camp, or on faisait tout pour nous faire penser que c’était les gentils, MAIS NON MERDE MOI JE SAVAIS, et du coup là, je suis fière de moi, pour une fois que je flaire le truc à trois kilomètres *.* »//

« Si je cours : je meurs. Si je reste : je meurs. Décidément, ça ne change pas beaucoup. »

Au début, Cassie passe du présent (ce qu’elle est en train de faire) au passé (ses souvenirs ; afin d’expliquer ce qui est arrivé). Ça pourrait être perturbant, mais c’est mis en place de façon tellement subtile qu’on fait la transition sans s’en rendre compte. Malgré quelques longueurs dans le récit, la tension ne démord pas et on a tellement envie de savoir ce qui se passe et de quoi relève tout ce bazar (bonjour les théories fumeuses !) que finalement on oublie les petits défauts.

« Dans tous les cas, tu es foutu. De toute façon, ils vont te tuer. Alors, ne te contente pas de mourir. Meurs en essayant. »

Le style d’écriture est juste… whow. C’est en grande partie grâce à ça que tout fait « réel », la façon dont c’est dit est tellement naturelle ! Les livres où les héros ne sortent aucun mot de travers font moins naturels que ça, parce que honnêtement quand on est dans une situation telle que celle de Cassie, on a envie d’insulter le monde entier… et disons qu’elle ne s’en prive pas !

« Ces pensées me donnent la nausée ; il n’y a aucune fin à toute cette merde. Plus on fouille, plus on recule. »

Les personnages du livre, peut-être grâce à ce que je viens juste d’énoncer, font terriblement réels, et c’est pourquoi je me suis prise d’affection pour chacun d’entre eux. Cassie est le genre d’héroïne qui me plait au plus haut point, qui ne tourne pas autour du pot et qui se sert de sa peur pour avancer. Je n’ai pas envie de m’étendre sur les autres pour éviter de spoiler, mais sachez que j’adore Ringer (et qu’avoir son point de vue m’aurait beaucoup plu !). L’alternance des PDV est un grand PLUS pour le récit, cependant j’avoue que je ne m’y attendais pas du tout, et que j’ai mis du temps à comprendre, lors de la deuxième partie, que ce n’était plus Cassie qui parlait…

« – Je me suis trompé. Avant de te rencontrer, je pensais que le seul moyen de s’accrocher était de trouver un but. Alors qu’en fait, pour continuer à vivre, tu dois trouver ce pour quoi tu es prêt à mourir. »

En définitive, La 5e Vague est bel et bien un coup de cœur. Je sais d’ores et déjà que je le relirais car je n’ai certainement pas tout capté et une relecture serait plus que bénéfique. C’est un peu comme les films qu’il faut voir deux fois : une première pour l’action et le global, et une seconde pour prêter attention aux détails. Alors que je l’ai à peine terminé, je sais que je prendrais grand plaisir à m’y replonger… 
L’attente pour le second tome, La Mer Infinie, sera longue jusqu’en 2014…

« – S’il te restait vingt minutes à vivre, qu’est ce que tu ferais ?
– Je ne sais pas. Rien avec toi en tout cas.
– Et si nous étions les deux dernières personnes sur Terre ?
– Tu finirais par être la dernière, parce que je me suiciderais.
– Tu ne m’aimes pas.
– Non, tu crois ? »

Note : 10/10.

Louve

Été 2014

Je vous l’accorde, une série qui parle d’extraterrestres, ce n’est pas franchement original. Mais une série qui parle d’extraterrestres, écrite sous la plume de Rick Yancey, c’est original, et c’est mieux que bien !

Myrtille et Slurpy m’ayant fortement conseillé ce livre, je m’y suis plongée avec beaucoup de confiance, et une certaine idée du style d’écriture.
Je n’ai pas été déçue. C’est ce style d’écriture que j’avais imaginé, ce caractère là… Je vous le dis tout de suite : j’ai adoré !
Ce pavé de 592 pages exactement, est une véritable réussite ! Sous deux points de vue différents, l’une de Cassie, l’autre d’un certain Zombie, le récit avance de manière fluide, avec une efficacité toute particulière. Avec une écriture à la fois poétique et vulgaire (dans le sens « injures ») ce livre est tout à fait maîtrisé, et devrait, selon moi, stationner dans toutes les wish-lists du monde !

Pas une seule fois déçue
, je me suis très bien identifiée à Cassie, l’héroïne, une jeune fille de 16 ans, très courageuse, solitaire, avec ses convictions, ses doutes, ainsi qu’évidemment, ses peurs. J’ai préféré les passages avec Cassie que ceux avec Zombie, tout simplement parce que je préférais l’univers dans lequel évoluait Cassie.

J’ai eu beaucoup de facilité à entrer dans l’histoire, à m’imaginer les décors, les personnages, à apprécier et comprendre ces derniers.

« Parce que si je suis la dernière, alors je suis l’Humanité.
Et si c’est notre ultime guerre, je suis son champ de bataille. »

C’est un roman assez terrifiant. Ce que je veux dire par là, c’est que, j’étais tellement proche de Cassie, que je me sentais presque oppressée par la menace extraterrestre. Preuve que ce roman est largement convaincant et réussi.

« La cruauté n’est pas un trait de personnalité.
La cruauté est une habitude. »

Contrairement à la plupart des fois, où la fin fait monter la note, pour ce livre ce sera le début qui m’a le plus plu. J’ai moins aimé la partie du milieu, car il y avait moins d’action du côté de Cassie.

J’ai adoré le fait que Cassie ait beaucoup de réflexions normales. Même dans des moments assez durs, il y a toujours une part d’elle qui pense : « – Oh mon dieu je vais…» ou « – Quel putain de Nounours ! »

« Contre toute attente, nous avions vaincu le sort. Nous avions regardé la mort en face et la mort avait baissé les yeux la première. »

En parlant de Nounours, j’ai adoré ce détail, néanmoins très important, de l’ours en peluche. J’ai trouvé ça original, bien pensé. D’un côté la jeune fille au fusil, de l’autre la fille au Nounours.

Pour finir je dirais que la fin est satisfaisante, elle reste bien dans l’esprit du livre, même si je l’ai trouvé légèrement embrouillée et qu’elle m’a laissé un goût d’inachevé au bout de la langue.

Je ne dirais plus qu’une chose…
Hâte au prochain tome !

Note : 10/10

Publicités

8 réflexions sur “La 5e Vague

Commentaires

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s