Grimalkin et l’Épouvanteur

CHRONIQUE DE SLURPY ET LOUVE

Grimlakin et l'Epouvanteur

Slurpy

Cela faisait bien longtemps que j’attendais ce tome. Cela faisait également bien longtemps que je n’avait pas touché à un livre de cette série.

Je pense que ce neuvième volet est l’un de mes tomes préférés. Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé l’idée de la narration par Grimalkin, un personnage vu d’assez loin jusque là mais qui m’intriguais. J’étais donc à la fois contente et curieuse de découvrir ce livre, d’autant que le court extrait qui servait, en quelque sorte, de résumé, avait encore plus attisé ma curiosité. Et je n’ai pas été déçue.

« Regarde, tu saignes ! La mort guette. La douleur est terrible.
Ton ennemi s’avance, prêt à prendre ta vie.
Est-ce la fin ? Es-tu vaincue ?
Non ! Le combat ne fait que commencer.
Crois-moi, je sais de quoi je parle.
Je suis Grimalkin. »

Dans un monde où alliés et ennemis sont les maître-mots,  Grimalkin entame sa course contre le Malin. Une quête qui semble vouée à l’échec. Elle qui le hait comme personne ne hait cette entité du mal, elle fuit, non pas par lâcheté, les serviteurs du Malin, mais pour les empêcher de dérober son précieux fardeau.
Rien n’importe plus que de conserver la tête du Diable.

« J’ai choisi de porter l’enfant du Malin
afin d’être à jamais libérée de lui.
Une fois ma décision prise,
rien n’aurais pu me détourner de mon but.
Maintenant, je veux le détruire.
Et personne ne m’arrêtera. »

Son chemin est parsemé de morts, les embûches sont nombreuses, les obstacles toujours présents. Mais elle ne ralentit pas. Elle ne peut laisser la tête tomber entre les mains de ses poursuivants ; un mage puissant, un kretch, mi-loup, mi-homme, extrêmement dangereux, et une centaine de sorcières ; tous à ses trousses. Tous décidés à la tuer et à reconstituer le corps de leur maître.

Ciseaux - Grimalkin et l'Epouvanteur

Grimalkin. On dit qu’elle est la plus puissante tueuse que son clan n’ait jamais connu.
Elle est crainte de tous. Face à elle, vous n’avez aucune chance.
Elle coupe les pouces de ses ennemis à l’aide d’un ciseaux.
Si vous voyez une paire de ciseaux gravée dans un arbre proche, fuyez.
C’est le signe de Grimalkin.

« Redis-toi chaque matin que tu es la meilleure,
la plus forte, la plus redoutable.

Tu finiras un jour par en être persuadée.
Un jour, cela sera vrai.
Ça s’est révélé vrai pour moi.
Je suis Grimalkin. »

Je pense qu’il est important de parler de Thorne. Grimalkin l’avait secrètement prise en apprentie, et la jeune sorcière s’était révélée posséder d’excellentes qualités de tueuse. Chaque jour, elle devenait plus forte, plus redoutable, et il ne faisait aucun doute qu’elle succéderait Grimalkin comme tueuse du clan, crainte de tous à son tour. Thorne est courageuse et déterminée. Mais cette jeune fille est également téméraire, trait de personnalité qui peut se révéler être un défaut.

« Une sorcière ne devrait pas craindre la mort.
Ce n’est qu’un coucher de soleil,
la promesse de rejoindre l’obscur,
notre véritable demeure. »

Agnès Sowerbutts, une bonne sorcière et précieuse alliée, avait prit sous son aile pendant un certain temps Alice Deane mais également Thorne lorsque Grimalkin s’absentait.
Mais les serviteurs du Malin approchent, et ils tuent tous ceux qui s’opposent à eux.
SPOILER Agnès Sowerbutts est tuée par les poursuivants de Grimalkin. Le problème, c’est que Grimalkin réagit de cette manière : « Sa mort m’attriste. » Ce n’est pas comme si la puissante tueuse n’était pas chagrinée. Non, cela se sent qu’elle est sincèrement triste. Il serait juste bien de le dire autrement que par cette simple phrase. Mais il est vrai qu’elle ne peut se permettre de ralentir. /

« J’ai plongé mon regard dans l’obscur,
au cœur même de la noirceur.
Désormais, plus rien ne me fait peur. »

Les deux sœurs lamias de Zenobia, la mère défunte de Tom, deviennent des alliées inattendues de Grimalkin et son apprentie. Wynde et Slake sont leurs noms. Elles occupent la tour Malkin et offre l’asile à la tueuse et son apprentie durant quelques jours. Qui est contre le Malin s’allie avec ses ennemis.

Parlons maintenant du personnage principal. Grimalkin était avant cela un personnage vu de relativement loin. Mais le peu de choses la concernant nous faisait dresser un tableau d’une sorcière crainte de tous, sans pitié, sans cœur, et inépuisable. Une tueuse cruelle, horrible, forte et quasiment impossible à vaincre.

« Ce n’est pas la magie noire qui me donne
ma vitesse au combat.
Je la tiens de mon être même, de ce que je suis.
Je suis Grimalkin. »

Pourtant, malgré ses forces, l’auteur a su lui trouver des faiblesses, et il a creusé ses failles. On découvre alors que sous sa réputation, Grimalkin n’est finalement pas dépourvue de cœur. SPOILER Puisqu’elle pleure, oui, la tueuse crainte de tous pleure Thorne, son apprentie si courageuse lorsque cette dernière meure. /
Grimalkin est une sorcière de l’obscur, et pourtant elle combat le Malin, seigneur du mal. Mais elle a ses règles, qu’elle respecte, ce qui la rend plus juste et beaucoup moins horrible que ce qu’elle laisse croire.

« Il y a des sorcières pires que vous, Grimalkin. Vous respectez votre code de l’honneur. Vous ne tuez pas pour la plaisir ; vos victimes méritent leur sort. Vous aimez affronter des ennemis dangereux, mais vous ne vous acharnez jamais sur les faibles. »

Un point qui m’a toujours épatée chez Joseph Delaney : le fait qu’il réussit sans mal à nous faire croire que tout est fini. Il possède un talent certain pour ce genre de chose !

« Je m’attends à périr de mort violente,
mais j’entraînerais nombre de mes ennemis avec moi ! »

J’avoue, pour ma part, mais cela ne tient que de moi, avoir eu un certain mal à rentrer dans l’histoire. Mais au bout de quelques chapitres, je suis parvenue à bien m’immerger dans le livre que j’ai donc lu très vite par la suite.

Des monstres, une course-poursuite, des combats, le tout narré par une effroyable tueuse. Si je suis un peu restée sur ma faim en le terminant et que quelques longueurs se font parfois sentir, Grimalkin et L’Épouvanteur reste une bonne lecture.

Note : 8,75/10.

Louve

Je m’excuse d’avance sur le peu de choses que je vais dire sur le déroulement de l’histoire, car ça fait quand même un bon bout de temps que je l’ai lu :/

J’ai donc décidé de m’attarder et de me répéter sur les personnages, ou plutôt, la personnage, car c’est vraiment de Grimalkin que je veux parler. 
J’ai d’abord été très heureuse de constater la sortie de ce tome, raconté  par Grimalkin, ce qui nous change tout d’abord de la narration habituelle de Tom (point de vu plutôt « simple » pour passé directement à un point de vu et à un personnage plus complexe, plus « prometteur. ») C’est aussi l’occasion de redécouvrir Joseph Delaney, sous un autre œil, puisque ce volet est plus poétique, mieux écrit. Il y a beaucoup d’extraits et de citations que j’ai adoré, – Surpy en a mis beaucoup- et c’est aussi ce point là qui m’a fait vraiment appréciéerce livre. J’aurais pu toutes les aligner, ces citations qui m’ont touchée, mais je préfère les éparpiller et faire un commentaire sur chacune.

« La tour Malkin était la noire demeure de mon clan.
Beaucoup déplore sa perte
. Pas moi. 
Car chaque lieu où je combats est mon foyer,
Et mes armes trouvent leur logis
Dans le cœur de mes ennemis

. »

Tout d’abord, Grimalkin est la tueuse du clan Malkin. Je pense qu’il ne faut pas l’oublier. Plusieurs fois a travers le livre elle nous le rappelle, subtilement ou non, à travers un extrait ou un souvenir.

« La magie du sang, des ossements ou des compagnons familiers suffit à la plupart des sorcières.
Néanmoins, les pratiques traditionnelles ne sont pas les seuls voies du pouvoir.
Je n’ai rien contre la tradition, mais j’ai l’esprit ouvert et je sais m’adapter.
Je suis Grimalkin. »

Il ne faut pas oublier non plus que Grimalkin est avant tout une sorcière, et plutôt « maléfique. » Mais comme elle le dit dans cette citation, elle ne se débrouille pas comme les autres sorcières. Enfin si, elle fait partie des sorcières qui pratiquent la magie des os, mais elle ne compte pas que sur ça. Elle est aussi très forte physiquement. 

Grimalkin travaille seule, suit sa route en dehors de son clan.

« Certains rendent un culte aux anciens dieux ;
d’autres servent la lumière.
Moi, je vais seule.
Je suis Grimalkin. »

Mais ce que j’ai vraiment beaucoup aimé chez elle, c’est qu’elle a ses valeurs et ses convictions et qu’elle les respecte. Cela fait d’elle une personne morale et honnête.

« Pourquoi tuer le faible quand tu peux combattre le fort ?
Pourquoi mentir quand tu peux dire la vérité ?
Une tueuse doit vivre dans l’honneur et toujours tenir parole. »

Je finis par quelques autres petits passages :

« Mon arme favorite est une longue épée.
Je l’utilise en combat rapproché.
Vous vous croyez capable de me vaincre ?
Elle vous a déjà traversé le cœur ! »

« Je m’agenouille auprès d’elle et je pleure.
Grimalkin ne pleure pas.
Pourtant je pleure. »

Voilà !!

Note : 10/10  :)

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3 réflexions sur “Grimalkin et l’Épouvanteur

  1. Il faut toujours que je lise le tome 8 qui est dans ma PAL ^^ Je suis contente qu’il y ait un tome concentré sur Grimalkin ! C’est un personnage que j’aime beaucoup et je suis curieuse d’en savoir plus :)

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