Gone 6, La Lumière

CHRONIQUE DE MYRTILLE ET LOUVE

Couverture Gone, tome 6 : La Lumière

Myrtille

« Je veux écrire la fin de mon histoire. »

Gone 6 est, à ce jour, le livre que j’ai attendu avec le plus de ferveur et que j’ai enfin eu entre les mains. Le sentiment de lire le début de la fin, qui a fait surface lorsque j’ai terminé Gone 5 il y a cinq mois, a resurgit à la lecture de ce tome. Ça n’empêche, je ne crois pas avoir encore tout à fait réalisé que c’est vraiment fini…

« La liberté, c’est un autre mot pour dire qu’on n’a plus rien à perdre. »

Passons sur l’excitation et la satisfaction d’avoir réussi à me procurer le livre dès sa sortie et de le tenir entre mes mains, avant de l’ouvrir enfin. Nous nous replongeons dans l’histoire sans transition avec la fin du tome 5, durant laquelle la barrière était devenue transparente. Les enfants, prisonniers de la Zone depuis plus d’un an, doivent désormais vaquer à leurs occupations malgré l’œil du monde extérieur braqué sur eux. Mais nombreux sont les gamins qui se laissent dépérir au pied de la barrière, et ceux qui racontent la vie dans la Zone du mieux qu’ils le peuvent durant des interviews fastidieuses (puisque les sons ne filtrent pas au travers de la barrière). Or, les « responsables » de la Zone ne peuvent pas se permettre de perdre davantage de vies et ont besoin de bras pour contrer la famine qui pointe à nouveau le bout de son nez…

« Les gens sont bêtes. Ne l’oublie jamais :
les gens sont perfides, faibles, lâches, idiots et paresseux. »

« Tu fais de mauvais choix. Un de plus, ça ne changera pas grand chose. »

Mais, comme vous connaissez Gone, vous le savez pertinemment : il serait impossible qu’il n’y ai qu’un seul problème à la fois. Je dirais presque que ce tome réunit les quatre grands thèmes qui ont donné leurs titres aux précédents volumes : la faim, les mensonges, l’épidémie, la peur. Bon, pour les mensonges, c’est plutôt l’heure de vérité. Et en ce qui concerne l’épidémie, il n’y a aucun virus à proprement parler, si ce n’est, dans le sens plus large du terme, celui du désespoir et de la mort qui rôde plus que jamais… De nombreux personnages perdent la vie, et les folies de Gaïa ne sont pas là pour arranger les choses. En fait, elle est responsable de toutes les morts de ce tome (c’est à dire plus que vous ne pouvez l’imaginer, car plus que dans tous les précédents volets). Gaïa, le Gaïaphage, l’Ombre : appelez-la comme vous voulez, mais c’est elle le principal danger. Dévoilant ses objectifs à Diana, sa « mère », elle répond ainsi aux questions qui nous taraudent depuis tant de temps.

« – Le garçon a des pouvoirs ?
– Non.
Et il songea : « Hormis le courage d’attendre le Gaïaphage, debout au milieu de l’autoroute. » »

Le Gaïaphage a donc pris possession d’un corps qu’il fait grandir à une vitesse ahurissante : capable de se tenir debout dès sa naissance, on lui donnait déjà dix ans trois jours plus tard. L’horreur de la situation est d’autant plus marquante du fait que Gaïa, vue de dehors, est une petite fille à l’air angélique. Comme quoi (les livres nous l’enseignent une nouvelle fois) les apparences sont trompeuses… Sa soif de pouvoir et de domination, propulsée par son sadisme presque équivalent à celui de Drake, la rend capable de toutes les horreurs possibles et inimaginables. Elle s’en prend aux enfants avec plaisir, n’hésitant à les attaquer sous aucun prétexte. Elle se délecte de leur peur

« Les adultes nous craindront parce qu’on est la preuve vivante que leur âge ne fait pas d’eux des êtres supérieurs à nous. »

… Mais, qui l’eut cru, et elle en est la première surprise : Gaïa n’est pas invincible. Elle frôle la mort à plusieurs reprises, se blesse, perd de sa puissance. Et son but est loin d’être atteint… Voilà que le Gaïaphage teste enfin le sentiment de la peur, celui-là même qui pèse comme un étau autour de la gorge des enfants depuis si longtemps. Cependant, de la même façon que la peur a poussé les gamins à agir, elle contraint Gaïa à aller plus vite… et ne l’en rend que plus dangereuse.

« Les règles du jeu sont les mêmes pour tout le monde. On essaie tous de rester en vie. Même si à la fin on va tous mourir. » 

« Quand la fin de la partie approche, on cherche tous à gagner cinq minutes pour sa pomme… et pour ceux qu’on aime. »

La saga, tout comme ses personnages, a mûrit au fil des tomes et se termine à son apogée. Gone a su nous transporter dans un monde étrange, original, surprenant, sanglant et sans pitié ; une saga à l’image de son auteur. Ces livres m’ont réellement marquée, je m’en souviendrais toujours, je les relirais et ils resteront gravés en moi.

« La lumière du feu est fascinante. C’est beau et ça attire le regard. Le feu détruit les objets et les gens, et pourtant les humains le vénèrent. Est-ce qu’ils ont un faible pour l’autodestruction ? » 

« C’est là toute la beauté de la lumière. Elle révèle, elle peut aussi éblouir et distraire. C’est encore mieux que l’obscurité. » 

Toujours aussi addictif et pesant, peut-être plus horrible que les précédents ; ce tome clôt à merveille une saga qui ne s’est pas essoufflée à un seul instant mais qui, en revanche, n’a pas manqué de me couper le souffle.

« La fin, c’est toujours la meilleure partie d’une histoire. »

Note : 10/10.

A lire en + : la chronique de Crouton qui souligne à merveille tout ce que je n'ai pas su dire

Un petit mot à l’intention de Louve, qui a lu les cinq autres tomes bien avant moi et que j’ai devancé pour connaître la conclusion de cette saga qu’elle aime tant. Je sais que personnellement ça ne m’aurait probablement pas fait très plaisir, alors voilà :) Je suis heureuse de pouvoir parler de Gone avec toi <3

Louve

Je l’attendais avec impatience, le dernier volet d’une de mes sages préférées, La Lumière, tome 6, ultime volet de Gone ! (merci à Mymy de me l’avoir prêté <3)
Je tiens à dire que j’ai été très émue quand j’ai refermé le livre. J’ai même un peu pleuré ! C’est triste de se dire qu’il n’y en n’aura pas d’autres cette fois… Mais c’est aussi très touchant de se dire que l’on n’aura plus à se demander jusqu’à quand Sam, Astrid, Diana et les autres survivront. Car Gone est avant tout un livre sadique mais aussi touchant, qui nous transporte dans une bulle électrique, La Zone, où les enfants survivent (ou pas) sans les adultes. Maintenant, la barrière est transparente et, bien que toujours infranchissable, les enfants peuvent voir leurs proches, la ville, tous ce qu’ils envient à travers cette paroi dangereuse.

Ce tome est à mon avis, l’un des plus sanglant et le plus bouleversant de tous car à chaque fois que l’un des personnages meurt on se dit que c’est fini, qu’il ne reviendra pas. C’est pourquoi j’ai été très triste « d’apprendre » la mort de beaucoup d’entre eux (SPOILER Caine, Brianna, Dahra, Pete, Sinder, même Drake…/) C’est fini ! On ne les reverra plus jamais ! (sniiiiiiiiiiiiif) ! Je ne peux pas m’empêcher d’être maussade et curieusement nostalgique à cette idée.

Dans ce tome, c’est un personnage uniquement qui m’a fait rager : Gaia.  Le Gaïaphage est là, plus fort que jamais, dans le corps du bébé de la pauvre Diana qui doit servir ce monstre qui la bat, la menace et la torture. En effet, accompagnée de Drake, toujours aussi fou, l’Ombre assouvit sa soif de vengeance et de violence. Elle tuera tous les humains pour que Pete ne se réincarne jamais. Rien ne l’arrête. SPOILER Car l’Ombre détient tous les pouvoirs de la zone. C’est pourquoi elle n’achève pas Sam, son pouvoir étant bien trop utile. /

C »est elle qui est responsable des morts de ce tome. Tout au long du livre, elle extermine, élimine tout en s’amusant, nous dégoûtant d’elle au fil des pages. Elle est affreuse ! On en apprend d’ailleurs beaucoup sur elle, sur sa création, ses motivations… Personnellement, j’aimais beaucoup quand elle était effrayée ou étonnée, stupéfaite par exemple de constater qu’un corps doit se nourrir, s’épuise, se blesse. Ce corps lui joue des tours…

Du côté de nos chers tourtereaux, je dirais qu’ils sont plus unis que jamais, accrochés l’un à l’autre et pourtant obligés de se séparer.

« – Tu me donnes une raison de vivre, dit-il d’un ton qui se voulait badin. […]
– On va s’en sortir ensemble, Sam. Toi et moi. Quels que soient les obstacles.
– Toi et moi, dit-il. »

Mais ils ont tout de même un peu changé, évolué au cours des bouquins (comme le disait Mymy). Partir enfant et devenir (trop vite) des adultes responsables et capables de voir plus loin que le bout de leur nez. J’aime ça, j’aime cette ambiance dans Gone, même si dans ce tome, il est vrai ; certains (beaucoup) se découragent et s’enfuient. Mais ils savent toujours se rattraper, d’une manière ou d’une autre.

On retrouve tous les personnages, qu’on déteste ou qu’on aime, qu’on respecte ou qu’on méprise ; ça n’a pas de réelle importance. L’important c’est de les retrouver ensemble, dans la même histoire, toujours soudés, blessés mais vivants. Gone, c’est horrible et sadique, mais c’est tellement bien !

Et Caine et Diana ? Et Lana ? Et Quinn ? Et Toto ? Et Dahra, et Edilio et Brianna, Sanjit, Albert, Taylor, Dekka, Orc… Et tous ceux qu’on suit depuis le début ?
Ils sont toujours là. Il en manquera à la fin, et ça vous vous en doutez, mais c’est normal. SPOILER Au total, 40% des enfants de la Zone seront morts. 60% seulement en ressortiront, en état de choc mais vivants. Certains meurent en triomphe (R.I.P Caine, Brianna et Orc). D’autres vivent avec la douleur sur les bras (Diana, Dekka…) D’autres meurent avec violence, vite, seuls. (R.I.P Dahra)./ Tous les enfants de la Zone ont vécu quelque chose qu’on ne peut imaginer, et les adultes encore moins. SPOILER J‘ai été choquée de voir que, une fois sortis de la Zone, Sam et les autres ont dû endurer des procès !!! Non mais vous vous rendez compte !!? Ils s’éloignent de leurs parents, et vivent avec un poids sur le cœur. Des fois, certains les surprirent en train de fondre en larmes dans un centre commercial. Qui peut les comprendre ? (à part nous peut être, mais bon…) /

Je ne sais pas où M. Grant va chercher ses idées, mais je lui dis merci, parce que Gone est une série fantastique, magnifique et trèèès originale.

Quelques une de mes citations préférées pour finir :

« Cet adulte là n’était pas venu pour la sauver. Ce n’était qu’un autre être, égaré, ahuri, désespéré et encore plus effrayé qu’elle. »

« – Donc oui, l’Histoire avec un grand H, poursuivit Quinn.
 En ce moment, tout le monde nous regarde et nous juge. Il y a quelques jours tu étais un héros, maintenant, tu es un moins que rien. »

« On aurait dit un camp de réfugiés, sauf que tout ce qui séparait les gens bien nourris, des enfants affamés, c’était une paroi de verre. »

« – Autrefois je t’aurais parlé Dieu, je t’aurais demandé conseil. Et je n’aurais obtenu aucune réponse mais j’aurais fais semblant, et j’aurais presque fini par y croire. »

« – Tu sais combien il y a de créatures comme moi Sam ?Aucune.  Je suis unique dans l’univers. Tes amis ? Il y en a des milliards comme eux. »

« Il avait échoué et il les verrait tous mourir un par un, parce qu’il avait choisi la vie au lieu de se sacrifier en héros. »

« Toi et moi il faut qu’on parte en beauté, Pete. Ce sera l’apothéose. »

« Toute la Zone brillait comme une étoile. »

« – Et bien, s’écria Diana, les joues inondées de larmes, quelle apothéose ! »

« Une barre chocolatée ? Des gens avaient tué pour moins que ça. »

J’aurais bien mis d’autre extraits, mais Myrtille m’a devancé ;)

Note : 10/10. Chef d’oeuvre !

 

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10 réflexions sur “Gone 6, La Lumière

  1. Je suis complètement d’accord avec vous: quelle série! Bon… j’ai un petit truc à avouer… Je pleure depuis 2 jours à cause de ce foutu bouquin! C’est pas des blagues! Depuis que j’ai lu SPOILER la mort de Brianna, je pleure. N…non je suis pas émotive, pourquoi?
    Le pire c’est que SPOILER mon 2ème personnage préféré (après Brianna, donc) meurs aussi (c’est Caine)! Non mais sérieux, Michael Grant veut me torturer?
    Après Hunger Games et Harry Potter, je pensais ne jamais trouver de meilleure série. Eh bien je vous annonce que j’ai trouvé: c’est GONE! Je pense que c’est la première fois que je pleure autant… et les remerciements de MG à la fin n’ont pas arrangés les choses. Tout au long du livre je me forçais à prendre mon temps, des fois je m’interdisais de lire, car je savais que c’était la fin, le dernier, et ça me peine énormément. J’éspère que MG nous éblouira de nouveau avec, qui sait, une autre série aussi géniale! Je vous laisse, je dois retourner pleurer dans mon lit…

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    1. Il y a trèèèèès longtemps j’ai lu les 3 premiers tomes de cette série, et, pour avoir pleuré à la fin de certaines séries, je te comprends :) ON EST TOUS AVEC TOOOOOIIII !!!! (J’espère que ça ne te donne pas envie de pleurer ^^). Courage ! :)

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  2. Très sympa ce document !

    Pour moi, Gone est vraiment ma saga de livre préféré. J’adore j’adore j’adore. J’avais pré-commandé le tome 6 bien avant sa date de sortie mais je me suis mise à le lire 5 jours avant 2014 (je voulais vraiment pas commencer à le lire en me disant que c’est la fin et qu’il n’y aura plus du tout d’autres tomes à lire).
    Une fin magnifique, on peut vraiment l’dire. Bon, ça m’énerve un peu que SPOILER Caine meurt parce que voilà, c’était un de mes préférés, et j’aurais aimé qu’il parle à sa mère (sa mère biologique hein, Connie) mais…C’est tout de même un dernier tome qui va la hauteur de mes espérances.
    J’ai pleuré moi aussi !! Ah oui oui oui !! D’autant plus que je l’ai fini à 3h du matin parce que je voulait pas vraiment pas m’endormir avant de connaître la fin (du coup, en refermant le bouquin, j’étais bien trop excitée pour m’edormir!).

    Après, il reste quand même un des mystère de Gone où je continue de m’interroger : on sait comment est venu le gaïaphage, on sait pour les pouvoirs, on sait comment et pourquoi ma bulle a surgi… Mais j’ai toujours pas compris comment la puissance et les pouvoirs du petit Pete lui ont été transmis ! Soit j’ai sauté une page soit… Soit voilà quoi !!

    J’ai adoré comment Michael Grant a fait évoluer les personnages tout au long des bouquins (et même dans un seul chapitre; où le grand-père de Drake parle à Connie. Il semble d’abord tout à fait sympathique et à la fin, après avoir avouer qu’il avait tué un soldat ennemi durant la guerre parce que celui ci lui avait craché dessus, il dit : « Ce qui a été dur, c’est d’admettre que cet acte de vengeance m’a procuré du plaisir. Et que s’ il fallait recommencer, j’appuierais encore sur la détente. […] Les actes terribles sont parfois source de grandes joies ». En tout cas, j’aimerais pas me retrouver seule avec la famille Merwin :-).

    Breeeef, je m’attarde. Quoique, encore une chose ! SPOILER Dahra qui meurt de manière si peu importante – si j’ose dire — c’est honteux ! Bon c’était pas un personnage principal mais, sans elle (et Lana, évidemment. Et Sam et Edilio mais bref), il y aurait beaucoup moins de survivants de la Zone, et le fait que Connie cache à Alameda que c’est en partie de s faute si sa fille ne fait pas partie des survivants, c’est un peu… Voilà quoi. On en parle pas beaucoup, on a un peu oublié Mary Terrafino, Orsay (même si elle figure dans le tome), et je sais pas, Zil et Duck, Cookie, Hunter… (Vous me direz ils passent pas au premier plan dans l’histoire), mais c’est quand même des personnage de l’Histoire avec un grand H dans la Zone.

    Enfin bref ! Un réel bref cette fois ahah parce que je me suis vraiment attardée plus que ce que je ne voulais (le pouvoir de MG agit encore sur moi mdr). J’ai l’intention de lire les VO maintenant (non parce que Julie Lafon, la traductrice s’est permis d’omettre quelques petits passages!).

    Je donne un bon 9,7/10 (-0, 1 pour SPOILER Caine, -0, 1 pour les personnages décédés qui passent à la trappe et 0,1 pour le manque de renseignement sur le pourquoi du comment concernant le pouvoir de Pete. Je chipote un peu, non ?). Cela dit, on est très vite accro à cette saga et je la conseille à tout le monde ! Le tome 4 est vraiment mon préféré (c’est le tome qui m’a fait aimé Dekka aussi, elle a une personnalité vraiment très intéressante! Elle est vraiment très forte (spirituellement parlant) et un caractère fort également !). Ce sont des livres formidables où MG a pu mêler humanisme, héroïsme, religion, sadisme, amour, peur, amitié, philosophie, psychologie et science (science au sens de SVT et science au sens de science-fiction). Une saga qui s’achète au rayon jeunesse mais qui peut se lire à tout âge !

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    1. je suis complètement daccord! Un des seuls bémol est la mort de [ Dahra ], qui ne meurt pas réellement en héroine alors qu’elle aurait dû. Et puis pour [ Mary ], pareil!
      ps: ouais la famille Merwin est assez… spéciale xD

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