Phænix, tome 1 : Les Cendres de l’Oubli

CHRONIQUE DE MYRTILLE ET SLURPY

Myrtille

À l’instar de nombreux livres de Carina Rozenfeld, la duologie Phaenix traînait dans ma wish list depuis longtemps. Et puis en novembre dernier, j’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteure aux Utopiales de Nantes, d’acheter et de me faire dédicacer ces deux livres !

Elle a 18 ans, il en a 20. Depuis l’origine des temps, ils forment le Phaenix, l’oiseau mythique qui renaît de ses cendres.
Mais les deux amants ont été séparés et ont oublié leurs vies antérieures…

 
Anaïa a déménagé en Provence avec ses parents et y commence sa première année d’université. Passionnée de musique et de théâtre, elle mène une existence normale. Jusqu’à ce qu’elle fasse cette troublante série de rêves dans lesquels un jeune homme lui parle, et constate une mystérieuse apparition de grains de beauté au creux de sa main gauche. Plus troublant encore : deux séduisants garçons se comportent comme s’ils la connaissaient depuis toujours…
 
Bouleversée par ces événements, Anaïa devra souffler sur les braises mourantes de sa mémoire pour comprendre qui elle est vraiment et retrouver son âme sœur. 
.

J’ai donc commencé le premier tome il y a quelques jours. Le prologue a eu le mérite de titiller ma curiosité, mais le début de la lecture a été légèrement fastidieux. En effet, cela vient de moi mais il m’a fallu un peu de temps pour m’habituer à l’ambiance. Mes lectures précédentes prenaient place dans un décor post-apocalyptique, alors que nous nous plongeons là dans le monde réel, dans la vie d’Anaïa, une étudiante « tout ce qu’il a de plus banale ». J’admets donc qu’au départ, je n’étais pas totalement dedans et l’histoire ne me passionnait pas autant que je l’aurais voulu, mais

« Mais il y a toujours un mais, sinon la vie serait d’un ennui affligeant, n’est-ce pas ? »

… ça c’était au départ ! Finalement, tout ce qui tourne autour d’Anaïa m’a beaucoup intéressé. Bien que je l’aie trouvée parfois un peu niaise, naïve et longue à la détente, elle est très attachante. La première chose qui a éveillé mon intérêt a inévitablement été ce rêve chronique dans lequel elle avance un peu plus à chaque fois qu’elle le fait et qui lui procure des sensations inconnues jusqu’alors. Et puis, les grains de beauté dans sa paume… J’ai eu une révélation à un moment en écrivant le titre du livre ^^ L’histoire est assez prévisible et je dois dire que j’ai percé la plupart des mystères bien avant d’avoir eu tous les éléments en main. Mais cela n’a pas eu pour effet de m’ennuyer, bien au contraire :Je me suis mise dès lors à tourner les pages avec frénésie, avide de voir mes suppositions confirmées. Pour une fois que j’ai été bien plus rapide que l’héroïne ! (En même temps comme je l’ai dit, Anaïa est plutôt longue à la détente :P). J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce petit train de vie auquel elle est tant attachée, et qui est en train d’être bouleversé. Son sens de la logique est mis à l’épreuve et c’est d’ailleurs sa logique qui l’empêche d’accepter et d’avancer dans ses raisonnements à propos des événements aberrants auxquels elle fait face.

« L’adage « Pour vivre heureux, vivons cachés » semblait avoir été écrit pour moi. »

Puisqu’il a une place importante dans l’histoire, je me dois de mentionner le triangle amoureux. Des deux garçons qui lui tournent autour, Eidan est définitivement celui que j’aime. Bien qu’il soit renfermé et mystérieux, je lui fais nettement plus confiance qu’à Enry que je n’aime pas du tout. Je déteste l’évolution de sa relation avec Anaïa, qui est beaucoup trop « forcée » (la relation, pas Anaïa ! – quoique…). SPOILER Et puis je suis persuadée depuis le début que le Phénix est « composé » d’Anaïa et d’Eidan, et non pas d’Anaïa et d’Enry. Notre héroïne ne s’en rend compte qu’à la fin, malheureusement… /

Par ailleurs, j’ai énormément apprécié la place accordée à la musique dans l’histoire. Anaïa joue du violoncelle, elle est tournée vers le classique mais découvre le rock avec Eidan. Les musiques choisies par l’auteure pour accompagner la lecture sont absolument géniales, j’en connaissais déjà plusieurs et j’en ai découvert d’autres vraiment belles.

Dommage que l’aspect mythologique ne soit pas davantage développé, mais j’espère que nous seront servis dans le second tome que je lirais très bientôt. Pour conclure : Bien que quelque peu prévisible et pas très riche en action, ce fut une belle lecture portée par le style de l’auteure que j’aime toujours autant et qu’il me tarde de retrouver dans l’épilogue de cette histoire.

Note : 9/10.

Slurpy

Je suppose qu’il est maintenant facile de deviner mon avis sur ce livre. En effet, mes impressions sur celui-ci sont exactement celles citées par Myrtille !

Le prologue m’a vraiment intriguée. Je crois que j’ai tourné en partie les pages avec pour but de comprendre ce que cachait cette mystérieuse introduction. (Malheureusement, rien n’est explicité sur ce sujet précis, j’imagine que ce sera dans le second tome – logiquement !)  SPOILER Puisque je me demande vraiment ce qu’a pu faire Eidan pour qu’Anaïa se sente trahie, etc ; comme c’est sous-entendu particulièrement dans ces premières pages et quelques rares autres fois par la suite… /

Comme l’a dit Myrtille, tout est très prévisible et facilement devinable. En effet, si en tant que lecteur, on voyait tout arriver à des kilomètres, l’héroïne ne faisait aucun lien, alors que c’était… tellement ÉVIDENT ! SPOILER Mais enfin, ça se voit tellement qu’Eidan est le « gentil » de l’histoire et -le détestable Enry « le méchant qui se fait passer pour gentil » Et puis son rêve, ça paraissait évident que c’était en rapport avec Eidan du coup… ! Facile à dire, je suis juste lectrice /

Comme l’a dit Myrtille (elle a déjà tout dit donc forcément), ‘la place accordée à la musique’ est un + dans l’histoire, et particulièrement la manière dont Anaïa décrit ses sentiments lorsqu’elle joue du violoncelle.

Je dois bien parler d’Anaïa, puisque c’est son parcours que nous suivons. Le fait qu’elle ne supporte pas qu’on (on = Enry, dans la cas présent) lui dise ce qu’elle doit faire ou pas lui donne l’image d’une héroïne au fort caractère, bien qu’à part ça elle soit plutôt douce et sensible. Mais embrouillée et bouleversée, elle se laisse quand même pas mal manipuler par Enry (encore)… Passionnée de musique et de théâtre, donc, c’est une héroïne tout de même assez attachante.
Je ne peux conclure ceci sans mentionner un personnage que j’ai beaucoup apprécié, Garance, étudiante énergique, attentionnée et adorable envers son amie.

Malgré le peu d’action présente et la prévisibilité, le style fluide et agréable qui caractérise les écrits de Carina Rozenfeld m’a incitée à rapidement tourner les pages…

Je suis un peu déçue de ne pas en savoir plus sur l’intriguant Phænix, ou autres mystères non résolus, mais il est clair qu’on en saura sûrement beaucoup plus dans le prochain tome, que j’ai hâte d’ouvrir pour en découvrir davantage !

Note : 9/10.

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