La Sélection

Louve

Cela faisait longtemps que la célèbre dystopie était dans ma wish-list. Et grâce à une fidèle alliée, j’ai pu enfin lire le premier tome ! N’est-ce-pas fantastique ?
Même si cette série est très connue, on n’est jamais à l’abri de l’ignorance du résumé, donc…

America est une belle jeune fille de Caste 5, ce qui fait qu’elle est une artiste, comme ses parents. La vie n’est pas tous les jours facile, entre le manque d’argent et le mépris des Castes supérieures.
Mais un jour la chance semble sourire à sa famille. Une lettre lui parvient, annonçant qu’elle a l’âge pour s’inscrire à la Sélection, une espèce de compétition entre jeunes filles célibataires pour conquérir le cœur du prince Maxon.

America est sélectionnée parmi des milliers de filles pour aller s’installer au château royal, parmi 34 autres jeunes femmes, prêtes à tout pour devenir reine.
Mais America, elle, ne veut pas vraiment du prince. Ce qu’elle veut c’est que sa famille soit heureuse. Et puis, de toute façon, il y a un homme qui l’attend, derrière les murs du château. Elle l’aime. Et puis elle rencontre le prince. (Et tout change.)

C’est une bonne idée de départ. Franchement. Les États-Unis sous le nom d’Illéa, dirigés par un roi, une reine, et un magnifique prince célibataire.
Et des Castes, évidemment, parce que sinon, ça ne serait pas une vraie dystopie…
Après il y a aussi l’idée de téléréalité. Et là aussi, j’adore l’idée. Par contre sur ce point je suis un peu divisée.
Parce que c’est vrai qu’il y a l’idée, 35 filles à se battre pour un garçon, avec les disputes, les liens et les confessions, ce qui reste dans l’idée de téléréalité, mais la vérité c’est que sur la durée, ça ne tient pas vraiment. Ce que je veux dire par là, c’est que, entre deux interviews, une séance photos et une leçon de savoir-vivre, il n’y a pas grand-chose. Je veux dire, pas grand-chose à voir avec la téléréalité. À part ces quelques interviews, America ne parle presque pas des caméras. Je rappelle quand même que le principe de la téléréalité c’est d’être filmé presque 24h/24h. Or… America à l’air beaucoup trop libre et pas assez filmée.
Je veux dire… Avant qu’elle n’arrive au palais, on la prévient que il y a des règles, des choses à ne pas dépasser, que sortir est interdit, que le prince est le seul autorisé à les congédier autre part que dans leur chambre.
Donc je trouve un peu gros que, dès les premiers jours, America se retrouve à se gambader tranquillement dans le jardin, à pouvoir rire à voix haute et parler fort sans se faire crier dessus par une intendante aux ongles manucurés.

Ce que j’essaye d’expliquer tant bien que mal, c’est que il y a des règles et détails (comme parler à voix haute, glousser ou autres) qui sont mis en place au départ et ne sont pas respectés sur la durée.

Ce que j’ai de loin préféré, c’est America. Et les autres filles en général. Car, contrairement à ce que je pensais au départ, toutes les jeunes sélectionnées ne sont pas des idiotes en escarpins, bien qu’il y ait certains cas de ce genre, sinon, ça manquerait cruellement de réalisme. (Car je crois malheureusement, que nous serons toujours, et ce, quelque soit l’époque, obligés de subir la superficialité et méchanceté des autres.)
J’ai trouvé America naturelle, ce qui est d’ailleurs sont atout majeur dans la compétition, et ce qui la différencie des autres. Là où ses « concurrentes portent des robes décolleté et flamboyantes, elle enfile des vêtements simples et reste naturelle.
Les autres jeunes filles, ne sont pas vraiment placées dans le même contexte qu’America. Puisque celle-ci ne tient pas réellement à devenir reine. Elle est au château par chance, et parce que elle y a été incité.
SPOILER Incitée par son petit ami, qui l’a quitté avant, juste par fierté, et sa mère, rongée par l’ambition. /
Les autres sont donc plus compétitives, mais restent amicales et moins manipulatrices que l’on pourrait le penser dans ce genre de jeu. Si bien que les liens crées entre chacune d’elles sont intéressants et apportent à l’histoire, bien qu’ils auraient peut-être pu être plus approfondis.

Pour continuer sur le jeu de téléréalité, j’ai trouvé, comme je l’ai dis plus haut, que ce n’étais pas assez. Rappelons que la Sélection est éliminatoire ! Et pourtant, à part à quelques moments, on ne sent pas le poids d’angoisse que cela devrait apporter aux candidates.

Passons à l’univers qui entoure le livre. Comme dans beaucoup de dystopies, pour ne pas dire « toutes », la société est divisée en groupes de personnes. Il existe 8 Castes, sachant que la huitième est celle des sans-abris
Cependant, je trouve que l’entourage matériel, comme la technologie, ou tout autre changement lié à l’évolution dans le temps, n’est pas assez exploité, voir pas du tout. On est dans le futur, et on se retrouve dans un château, avec des gens habitants dans des maisons fades et anciennes. On se croirait à notre temps, ou même avant, si il n’y avait pas eu les limousines, caméras et avions.

Je continue avec les points négatifs, sachant que chaque point négatif contient aussi du positif. (Retenons que c’est une critique littéraire, donc hinhinhin)

SPOILER Le fait qu’il y ait un groupe de rebelles, contre la royauté et les castes, n’est pas étonnant. Ça ne fait que nous rapporter à tant d’autres dystopies (Hungers Games, Divergent, Uglies, Delirium….) Mais le fait que des rebelles attaquent le château, en pleine Sélection, d’une minute à l’autre, c’est complètement surréaliste, et particulièrement mauvais, en tout cas de mon point de vue. Si j’étais plus objective, je dirai que ça peut montrer que la famille Royale n’est pas en sécurité même chez elle, que le peuple en colère est plus fort que les murs du château, MAIS pour ce point je décide de ne pas me montrer objective (ha ha ha) !
Donc ils sont dans un château (jeunes filles, serviteurs, gardes, et roi, reine, prince) Il y a des gens armés, formés pour protégé. Et, d’une seconde à l’autre, le château se retrouve assailli par un mini groupe de mécontents, qui jettent des choses sur les fenêtres. Mais c’est un château ! La résidence royale ! Expliquez moi, comme se fait-il, qu’une armée ne décime pas les rebelles avant que ceux-ci ne passent les portes ?! De plus la façon de raconter, et l’action en elle-même rendent la scène pitoyable, ridicule !
Des soldats dans un château, les filles dans un boudoir attaqué par des œufs sur les murs de l’extérieur !
La cohue totale est complètement illogique. Pas d’organisation, pas de défense…
En bref du grand n’importe quoi, ça m’énerve rien que d’en parler. /

Point obligé, l’idylle.
Sachant que America est censée avoir un amour derrière les murs du château, je ne m’attendais pas au coup de foudre habituel. Désolée de gâcher vos rêves, mais je crois que le résumé est un peu forcé : « elle rencontre le prince… et tout change. » Mouais. Disons que c’est surtout du côté du prince que ça change.
D’ailleurs le prince je l’ai trouvé un peu niais et limite stupide, mais étant donné qu’il y a des moments où il est attachant
Leur histoire d’amitié est très sympathique et détourne un peu les idées du coup de foudre, cependant je trouve que tout va trop vite.

En bref
Bien que mon avis présente beaucoup de critiques (il vous ferra peut-être penser à celui de Delirium) j’ai toutefois aimé ce livre. L’écriture est fluide, il y a tout de même des péripéties, pas trop de niaiserie et des personnages plutôt attachant, surtout America !

Note : 7,5/10 (en notant que, je pense, la suite sera meilleure)

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3 réflexions sur “La Sélection

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