The Giver / Le Passeur

Couverture Le Passeur

Myrtille

Voilà un petit moment – près d’un an maintenant – que The Giver attendait sagement dans ma bibliothèque que je me décide enfin à l’ouvrir. Finalement, je l’ai lu en trois heures pendant mon trajet en train pour Paris ; direction le ciné pour une projection presse de l’adaptation.

Jonas vit dans un monde où les couleurs n’existent plus, où les sentiments sont bannis, où les souvenirs ont disparu. Chacun y a une place bien définie, soigneusement choisie par le Conseil, et ô jamais personne ne songerait à s’en plaindre. Le passé est contenu dans la mémoire d’un seul homme : le passeur. Et ce brave homme vieillissant a besoin d’un successeur pour être gardien à son tour de toute la beauté comme de la douleur que le monde a pu porter.

Je me suis laissée totalement transporter pendant la brève durée de ma lecture et je n’ai eu aucun mal à adhérer à l’histoire. Jonas est un garçon intelligent qui se pose des questions et sait faire des choix et agir quand il le faut.

Ayant été publié en 1993 et étant donc l’une des premières dystopies écrites pour la jeunesse, The Giver est un « classique » du genre, moins « rebelle » que d’autres livres parus ces dernières années où la violence est psychologique et physique tandis qu’ici tout se joue dans la tête. Le livre contient évidemment toutes les bases d’une dystopie – gouvernement totalitaire sous couverture bienveillante, société formatée, esprits éloignés de toute idée de révolte, restriction de l’information… – mais tourne surtout autour de cette question : est-ce une bonne chose de cacher la vérité pour préserver le bonheur et éviter la douleur, plutôt que de la partager et d’apprendre à vivre avec ?

Note : 9/10.

———— Adaptation cinématographique
Concernant le film, je l’ai trouvée très moyen – et encore, je suis gentille. Pour l’apprécier, il faut sans doute le regarder en oubliant le livre – ce que je n’ai pas pu faire étant donné que je venais tout juste de le terminer. Mais au delà de ça, tous les changements effectués pour coller aux tendances hollywoodiennes actuelles en font malheureusement un énième film que, même moi, je n’hésite pas à catégoriser « pour ado » et qui, loin de sortir du lot, se révèle relativement ennuyeux et larmoyant.
Une déception, donc.

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