Nous les menteurs

Myrtille

Nous les menteurs est un livre que j’ai longuement attendu puisqu’il me faisait de l’œil depuis sa sortie aux US, en 2014. Pourtant, je n’avais aucune idée de ce qu’il racontait — j’essaie toujours d’en savoir le moins possible sur les livres qui m’attirent — mais j’ai quand même fini par apprendre que la fin était pas mal dans le genre renversante. Du coup, je m’attendais à lire quelque chose d’assez léger, jusqu’à un twist qui m’assommerai tel un coup de marteau et plomberait toute la gaieté du truc. (Eh oui, comme je ne lis pas les résumés, il faut bien compenser avec des théories basées sur le vide…)

De la légèreté, disais-je donc ? Que nini! En réalité, un certain malaise s’installe dès les toutes premières pages et ne nous quitte plus un instant. Je ne parle même pas encore du mystère et du reste, non : rien que la découverte de la famille Sinclair suffit à instaurer quelque chose de malsain.

« Nous sommes les Sinclair.
Chez nous, personne n’est dépendant.
Personne n’a tort. »

Riches conservateurs éduqués dans les plus grandes écoles, obsédés par leurs petits nombrils et leur immense fortune — ah pardon, j’ai déjà dit qu’ils étaient riches ? — les adultes de la famille Sinclar dressent un tableau qui puise dans les fantasmes humains mais n’a toutefois rien d’idyllique. Ce fut ma pensée à la lecture des premières pages, et ce n’est pas la suite qui allait me contredire…

Sans surprise, ils élèvent leurs enfants dans le même état d’esprit, leur enseignant à avoir l’air superbe en toute circonstance, à n’agir que dans leur propre intérêt, ou encore à ne jamais se laisser refuser quoi que ce soit… (oui, c’est carrément flippant).

« Sois normale, immédiatement. Parce que tu l’es. Parce que tu peux l’être. »

Toujours est-il qu’il en vient assez fastidieux de s’attacher aux personnages et de compatir face à la plupart de leurs soucis. D’autant plus qu’au niveau de leur écriture, que ce soit les adultes ou les enfants, tous sont assez clichés et ne présentent pas vraiment de caractéristiques sortant du lot. J’avais beaucoup d’espoirs pour le personnage de Gat mais lui aussi finit par retomber dans les stéréotypes. Bref, je blablate beaucoup mais je tourne autour du pot, car finalement c’est le mystère autour de l’héroïne qui nous tient en haleine et, là, je ne peux en dire davantage !

Pour une question de style, l’auteure utilise un grand nombre de répétitions. L’effet est réussi, mais ça donne parfois une sensation de « forcing » relativement désagréable. Mis à part ce point, l’écriture est originale, ça change un peu et je dois dire que ça m’a bien plu.

L’ensemble a clairement fonctionné pour moi puisque je l’ai dévoré en une nuit à peine. Le fameux plot twist m’a remplie de frissons et me permet de confirmer que Nous les menteurs vaut vraiment le détour, malgré ses quelques défauts !

« I will prove myself strong
when they think I am sick,

I will prove myself brave
when they think I am weak. »

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